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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:23

La dernière bagnarde

 

Bernadette Pécassou-Camebrac

 

Flammarion Editions / Gilles Paris SARL

 

 

Résumé :

Marie Bartête serait sans doute restée à jamais une inconnue si elle n'avait reçu la visite d'Albert Londres en 1923 qui relata cet entretien dans son livre intitulé Au Bagne. Elle est pourtant la dernière femme morte au bagne de Guyane, dans les années 1930, après y avoir passé un demi-siècle. Née en 1863 dans les Pyrénées atlantiques, abandonnée par sa mère, orpheline à 9 ans, mariée à 15, elle est veuve à l'âge de 20 ans. Voilà tout pour sa vie de femme libre. Marie n'est pas une criminelle : condamnée à plusieurs reprises à quelques mois de prison pour vol, elle est envoyée au bagne après qu'on l'eut accusée de « conduite et moralité détestables ». En fait, tout à son projet de purger la société des honnêtes gens, l'administration pénitentiaire a besoin de forces vives pour repeupler les colonies.
C'est la figure de cette « reléguée » au bagne de Saint-Laurent du Maroni que fait revivre Bernadette Pécassou dans son nouveau roman. Elle nous fait découvrir le destin tragique d'une jeune femme abandonnée de tous et la terrible condition des « femmes forçats », encadrées par les bonnes soeurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. En 1923, lorsque Albert Londres la rencontre, Marie Bartête, pourtant relevée de relégation, vivait toujours en Guyane, faute d'argent pour payer le voyage du retour.

Mon avis : ***

Nous sommes en 1859, les bagnes coloniaux furent instaurés par la justice française.

En 1888, Marie Bartete fût une de ces femmes parmi tant d’autres à embarquer sur le « Ville de Saint-Nazaire » pour rejoindre Saint Laurent du Maroni, pour la plupart condamnées à des délits mineurs. De soi-disant beaux mariages les attendaient pour repeupler la colonie. Après un voyage éprouvant de six semaines accompagnées de coups, de maque d’hygiène, plus la faim qui étaient leur lot quotidien ! Enfermées à fond de cale pour éviter les marins, prêts à assouvir leurs mauvais instincts, mais peine perdue ! Seul l’espoir de la terre promise les maintenaient confiantes en l’avenir…La réalité fut toute autre…

Bernadette Picassou avec peu d’informations, nous relate avec véracité l’existence de ces femmes forçats, en recueillant et rassemblant, un travail de fourmi, tout ce qui avait trait à cette histoire. Les responsables savaient mais ne s’en souciaient guère !

Un très beau recueil pour se souvenir…

 

312 pages / 20€

 

www.gillesparis.com

 

La-derniere-bagnarde.JPG

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