Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:13

A + 2

 

Sophie Schulze

 

Editions Léo Scheer

 

 

Résumé :

Dès le début, un dialogue entre la narratrice et une voix impérieuse, accusatrice, qui s'exprime souvent en allemand, s'intercale avec le récit. Comme en écho au désordre de la narratrice, confrontée à son errance entre différents endroits de la planète, à ses déménagements incessants. Tel Œdipe après avoir commis l'inceste et le parricide, il lui est impossible de se fixer, de s'enraciner. En Arabie Saoudite, en Tanzanie, à Abu Dhabi, à Paris, à Strasbourg, au Niger, à Jérusalem et à Cracovie, elle se retrouve, à 40 ans – de la deuxième génération née après la guerre –, face à un questionnement identitaire, développé à partir de trois axes, la personnalité juridique, la personne morale et l'unicité. La première partie porte sur le rapport aux papiers d'identité. Lorsqu'elle était professeur en Arabie Saoudite, au début des années 2000, elle avait perdu son passeport, et compris alors qu'« un lien inconscient, profond, (...) puissant » la reliait à ce papier. D'autant que les attentats contre les expatriés à Riyad se multipliaient, de plus en plus atroces. Obligée de rester, elle fut révoltée que la France puisse ainsi disposer de sa vie. Dans la deuxième partie, parmi les éléments biographiques éclairants : elle étudiait la philosophie à Strasbourg, où la lecture d'Être et Temps de Heidegger fut une révélation. Puis, celle d'Hannah Arendt et son analyse des régimes totalitaires. Et celle de Marx. Ensuite, décidant de tout arrêter, elle devient juriste. Assistante dans un tribunal, elle dut traiter d'affaires de sans-papiers...
Décrivant sa vie par épisodes, significatifs, excessifs, et non linéaires, Sophie Schulze raconte, dans la dernière partie, sa visite d'Auschwitz (A.) et de Birkenau (B.).
C'est le lieu de l'aveu de ses origines et la recherche de la délivrance. Le « je » de l'autobiographie est alors détruit pour laisser place à un « nous » impersonnel.

 

Mon avis : ***

Un premier roman réussi et passionnant !

 

Une évocation assez difficile d’être descendant d’un nazi… Le message est clair : ne pas oublier et faire connaître la vérité au monde entier !

 

De témoignages poignants en réflexion sur soi-même, l’auteur nous livre un très beau récit d’où l’on ressort avec beaucoup de questions…

 

Un témoignage à découvrir sans attendre !

 

142 pages / 17€

 

leoscheer

 

gillesparis

 

 

a-2.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Les Chroniques de Madoka - dans Romans - livres historiques
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les chroniques de Madoka
  • Les chroniques de Madoka
  • : Si vous êtes fan de bd, dessin animé,cinéma, manga, héroïc fantasy, horreur, fantastique, roman... alors restez sur mon blog tout est ici :o)
  • Contact

Recherche

Thèmes 2